Paulette lance son blog

« Nannnnn !!! J’te crois pas ! Ca fait combien de temps déjà que tu nous en parles ? He Madelon, ça fait combien de temps qu’elle doit sortir son blog Paulette. 2, 3 ans ?!!! ». « Ah j’ sais pas mais ça fait un bail qu’on en parle de cette Causette ». « Mais c’est vrai ça, t’en es où là ? Il va finir par voir le jour ce blog ou pas ? » etc.

Oui alors en fait, pour tout vous dire et personne dans mon entourage ne pourrait me contredire, je suis disons… une fille assez lente. Mais plutôt que de parler de lenteur, je dirais que j’avais cruellement besoin de réflexion, de beaucoup de réflexion et d’un zeste de courage parce que pour mettre 4 ans à se décider, on ne va pas se mentir, c’est qu’il y avait un petit peu de peur derrière tout ça. Peur de quoi me direz-vous ? Que cela ne soit pas assez bien, évidemment ! Mais arrêtons donc de toujours nous mettre la pression, bon sang !

Mais voilà, ça y est, je peux officiellement annoncer la naissance de la Causette de Paulette ! Pour qui ? Pour quoi ? Tout d’abord pour moi. Pour le plaisir d’écrire des articles dont je peux choisir l’angle, le sujet, la longueur. Bonheur ! Car oui, dans la vie j’écris aussi. Mais pas toujours ce qui me plaît… Bref, là enfin, je vais faire ce que je veux sans m’entendre dire : « pas assez croustillant », « Pas assez people », « Trop social », « Pas assez vendeur ». Parce que « le portrait maintenant, c’est compliqué »… Et bien moi, les portraits j’adore ! Et dans ce blog, il devrait y en avoir tout plein. De personnes que je croise, dont l’histoire me plaît, qui font des choses extraordinaires, créatives, drôles, étonnantes ou sont seulement et c’est déjà énorme, des gens sympas.

Et puis il y aura aussi mes billets d’humeur sur toutes ces petites choses de la vie qui nous font rire, moins rire, pas rire du tout.  L’occasion de vous emmener avec moi dans les rues de Paris, en virée copines, en week-end, à un concert… et vous faire partager ma vie de maman parisienne avec 3 enfants à son actif. Qui aime les gens mais aussi la mode, la culture, le tricot… Ce qui augure une tonne de bons plans.

Vous me suivez ?

Paulette en virée copines

A la question « tu comptes rentrer à quelle heure ? », j’avais répondu en toute honnêteté : « Vraiment pas tard, j’suis tellement crevée et pis… plein de boulot demain ». A l’œil circonspect de mon homme, je m’étais offusquée : « Non mais vraiment, à 11h je serai rentrée. Tu verras. Et là, tu feras moins le malin hé ! ». Sauf qu’à 3h du mat, après deux petites bières, un spritz puis deux puis… ah ben OK mais alors vraiment le dernier hein ?! … c’est moi qui faisais moins la maline. Pourtant j’le jure, j’y crois vraiment quand je m’entends dire : « Bon les girls, dans ½ heure, j’me casse. Suis naze ». Le problème, à ce moment de la soirée où la raison l’emporte, c’est la réaction de ma pote Manuela : « Attends attends, on s’prend une bouteille. Juste une quoi ! Allez les girls. On a presque rien bu et pis ça fait longtemps qu’on s’est pas vues ». Et là, je ne sais pas ce qu’il se passe. Plusieurs options :

1- C’est vrai que c’est quand même cool d’être ensemble, on n’est pas à 10 mn près.
2- J’avoue que je ne suis plus si fatiguée.
3- J’ai encore vraiment du mal à dire non. Et si je reprenais les séances de psy.
4- Mon père est breton. No comment. Je ne peux pas lutter.

Sauf que ce n’est pas 10 minutes de plus que cela prend mais plutôt 2 heures et en vrai, ce soir-là… plutôt 4. Et là d’un coup, un cri dans la nuit : « Oh non, c’est pas vrai il est 3 heures du mat là ! C’est déconné ». Me voilà reparti direction mon sweet home. J’arrive et là commence ma mission commando : la clef dans la serrure, avec le juste dosage de fermeté et de douceur pour éviter ce putain de grincement fourbe ; enlever chaussures, veste, foulard sans heurter le moindre objet, jouet ayant malveillamment quitté sa place d’origine ; déposer mon sac sans oublier de le déposer délicatement, l’anse étant en chaine (tellement stylée mais qui peut vous dénoncer en un rien) ; retrouver son téléphone pour enclencher la lampe torche pour retrouver la salle de bain. A ce moment-là, autant dire que c’est un sans-faute. Et pourtant, après ce qui apparaît déjà comme un effort digne de l’ascension de l’Everest, au moment de traverser la chambre – pour rejoindre la salle de bain, passage malheureusement obligé… – j’ouvre la porte et découvre mon amoureux en train de se regarder une série. Là d’un ton parfaitement dégagé et dans une posture assurée, m’étant préalablement encastrée dans l’encadrement de la porte, je lui fais part de mon étonnement. « Une insomnie ! Et comme je ne te voyais pas rentrée… Inquiet… T’es chiante… ». Reste donc à traverser la pièce sous l’œil inquisiteur de mon très cher mari. Arrivée dans la salle de bain, trop fière de moi : trajectoire parfaite, pied assuré. Tout bon ! Une impression de dignité vite dissipée quand le lendemain au moment du thé, on retrouve ladite Manuela et sa chère moitié qui jette à mon homme : « Alors hier soir, bla bla bla ». Et celui-ci de répondre en s’écrasant dans l’encadrement de la porte, essayant d’articuler quelque chose d’inaudible – « nan mais t’jure ai b… 2 verres.. . pis » – avant de traverser la pièce en titubant… No comment. Résolution 2017 : j’arrête l’alcool.